Christophe Alzetto, artiste plasticien

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vendredi 4 mai 2012

Ce qui reste

Christophe Alzetto

Ce qui change

jeudi 3 mai 2012

Trois centimètres

Ce qui séduit

mardi 1 mai 2012

D'autres visages

mardi 21 février 2012

Lisière 17

lundi 13 février 2012

Infimes 01-2012

ChrisAlz

Le griffonnage de petits visages féminins inventés est une activité chronique, obsessionnelle, qui m'accompagne depuis l'enfance. Ceux qui connaissent mon travail pictural savent que pour moi, il n'y a pas de visages objectifs, que tout visage est forcément subjectif, que sa représentation instantanée autant que mémorielle, n'est qu'une invention psychique procédant des expériences personnelles et des acquis culturels. Peu de choses sont plus intimes que la représentation, intrinsèquement fantasmatique, d'un visage — et de tous les visages. Aussi mes visages féminins ne sont-ils jamais des portraits au sens commun du terme, quand bien même il leur arrive (parfois) d'être inspirés de personnes.

ChrisAlz

À force de crayonner ces petits visages, tant et tant d'années, ils semblent avoir acquis une vie propre, une capacité à être plausibles dans l'infime, dans le ténu des granulations du papier. Voir à la loupe la trace à priori grossière de la mine de graphite apporte, sans mauvais jeu de mots, une surprise de taille : c'est la finesse et la justesse improbables des détails et des matières, alors que le contrôle de l'outil à cette échelle est des plus limités et qu'à l’œil et sous la main, dans l'effectuation, tout est confus. À une échelle importante et à priori inadaptée (sur l'original, les yeux ci-dessus ne font que 2mm de haut), le visage prend vie au travers de détails dont la pertinence surprend et dont je ne peux pas être complètement l'instigateur. Il n'est pas question d'exactitude morphologique, mais de vraisemblance, comme si la matière était plausible aux confins, d'autant plus vivante que par sa démesure elle quitte et extrapole tout à la fois l'intention du geste et l'intuition de l'image. Ce qui est certain, c'est qu'à nouveau se joue ici le thème de l'intimisme omniprésent dans mes recherches, puisqu'il faut s'approcher au plus intime de la matière pour expérimenter cette définition inattendue.

samedi 14 janvier 2012

Théâtre du merveilleux, Pavillons de Bercy, janvier 2012

Ce qui se relâche ou pas

Visages10-2010, détail

vendredi 13 janvier 2012

Achever

(Prises de vue : Clément Durand. Un grand, très grand merci à lui ainsi qu'à Christophe Vardemme
pour la construction du nouvel atelier. Merci également à Alexis Dagois pour la partie électrique)

mercredi 12 octobre 2011

Salons vénitiens, Pavillons de Bercy, octobre 2011

Christophe Alzetto

jeudi 8 septembre 2011

Se résoudre

ChrisAlz

Visages 10-2010, étapes de l'été 2010

vendredi 29 juillet 2011

Le train de nuit pour Bundi

Jeunes indiennes étudiantes en médecine. Train de nuit d'Udaipur à Bundi. Rajasthan, Inde.
15 décembre 2009. Extrait de carnet de voyage.

mardi 12 juillet 2011

Chaleur (Visages05-2011)

mardi 31 mai 2011

Ce qui résiste ou pas (Visages04-2011)

jeudi 26 mai 2011

Visages03-2011

mercredi 25 mai 2011

La lenteur des fins

Comme généralement, la constitution sédimentaire de ces visages se fait dans la lenteur des fins. Les principaux symptômes apparaissent comme une éclaboussure, dans le jaillissement galvanisant des évidences intuitives, dans ce qui doit être fait, doit être dit, dans ce qui doit être projeté.

Et puis viennent l'asymptote et l'abîme : travail lent et sporadique de destruction des architectures spontanées, elles disciplinent les emportements, s'éloignent de l'intime des à-peu-près, apportent le temps à l'espace, un peu plus de dess(e)in à la matière.

Le jaillissement essentiel peut se faire en quelques minutes, quelques heures, tout y est. Et puis viennent des semaines et des mois à regarder et regarder encore, pour toucher et retoucher fébrilement chaque fois que des bribes tardives de l'évidence, suspectes et nécessaires, surgissent. C'est comme une sculpture où l'on soustrait à la masse, et la taille est lente et délicate, car il ne faut pas blesser ce qu'elle recèle.

L'évidence est un instant, mais sa preuve est laborieuse. Ce travail asymptotique de recherche du point de déséquilibre qui dit et contredit et par cette vibration crée un peu la vie, est chaque fois un travail de deuil des candeurs premières, le prix à payer pour pérenniser le furtif, en cherchant à trahir le moins possible l'initial ... et en acceptant aussi un peu d'être emmené ailleurs.

vendredi 15 avril 2011

Ce qui se dessine ou pas (Visages01-2011)

vendredi 25 mars 2011

Croquis d'élèves, 1999-2001

ChrisAlz ChrisAlz
ChrisAlz

mardi 8 février 2011

Visages11-2010

Il m'aura fallu six mois pour terminer cette toile, et deux autres mois pour en être certain. Sa constitution aura été sédimentaire entre toutes, lente expression d'une lente déconstruction. Cette toile est autant l'accompagnement du délitement que le deuil qui lui correspond.

Ce paradoxe de faire pour signifier le défaire n'est pas sans me rappeler, de loin, la fameuse phrase de Picasso : "Tout acte de création est d'abord un acte de destruction". Coulure et effilochage, dislocation et dissolution, enfouissement, perte dans la masse, ces expressions de l'évanouissement de la figure dans l'espace ou la matière restent typiques de mes thèmes picturaux; pourtant j'ai voulu que cela prenne ici une dimension plus tragique, de l'ordre de l'inexorable de certaines déliquescences.

Plus que pour d'autres toiles encore, à cause de la densité fourmillante des matières et des réseaux, il est difficile de s'en faire une idée d'après photo seulement.

La notion de "dislocation" n'est pas en l'occurrence sans m'interpeller. Disloquer, c'est littéralement "chasser de sa place". Se disloquer, c'est "perdre son lieu". C'est un peu, à plusieurs degrés, "fuir". C'est en la circonstance un évidement, puisqu' un objet se défait dans son espace, le rendant vacant puis vain, sans légitimité, y laissant toutefois la douleur de son pourrissement, volume-éponge gorgé de son vide grandissant. C'est ainsi que ce qui m'a le plus retenu d'achever cette toile est le doute concernant son pourtour, c'est -à-dire le passage où se joue la légitimité d'un espace se prétendant lieu, mais aussi la frontière par laquelle il garde ou perd contenance.

Ce visage est un lieu qui perd la raison, un être qui n'a petit à petit plus lieu d'être, qui se "déduit" dans l'espace et le temps. L'instantanéité spatiale propre au pictural nous en permet en effet une exploration à la fois temporelle et atemporelle, commutant l'étiolement en recomposition dans un diachronisme qui rend possible une concomitance de l'apparaître et du disparaitre, fixant et étirant tout à la fois la fin du sujet dans l'infini.

lundi 31 janvier 2011

Ce qui s'enflamme ou pas

dimanche 19 décembre 2010

TGV, voyageuses

ChrisAlz

Voyageuse endormie, train pour Cannes, 9 août 2010. Lydia lisant, train pour Chamberry, 13 août 2010.
Extrait de carnet de croquis.

Le Guilvinec, port intérieur et coucher de soleil

ChrisAlz

Port intérieur et coucher de soleil. Le Guilvinec. Bretagne.
Août 2008. Extrait de carnet de croquis.

mardi 7 décembre 2010

Visages 06 à 08-2008, première étape

Réminiscence, juillet 2008. Les toiles 06, 07 et 08-2008 à leur première étape de réalisation, qui a été faite simultanément. Initiés de façon similaire, les protocoles ont ensuite beaucoup divergé pour chacune des toiles. Une époque de jouissance créative, pleine de trouvailles sur mes thèmes de prédilection...

On me demande souvent quelle est 'ma' technique : même si elle se rejoue sur des bases familières, ce n'est jamais la même. Je veille à ne jamais systématiser le 'process', parce que je crois que si Art il y a, c'est dans la recherche et la prise de risque. J'ai souvent soutenu ce propos (voir ce post par exemple) : pour moi, la systématisation des processus de création, lorsqu'elle n'a d'autre objet que l'augmentation de la production, est autre chose que de l'Art : c'est de l'artisanat. Une belle chose. Mais ce n'est plus de l'Art, pas à notre époque en tout cas. L'art actuel, post-contemporain si cela a un sens, a raffermi l'exigence technicienne qu'avaient progressivement détendu les expérimentations transgressives du XXe siècle dans lesquels primait souvent le concept. Ce retour à la technique est heureux, il a tout son sens aujourd'hui. Mais je me méfie de l'art uniquement fondé sur un 'process' : cette approche conserve de l'art contemporain ce qu'il a de moins noble, en ce qu'il sacralise facilement tout artiste qui se singularise par un protocole qui fait sa 'griffe', suffisant à pérenniser une production qui a tôt fait de devenir une industrie, ce que l'on masque trop souvent par  le jeu de quelques pirouettes rhétoriques opportunistes et trop facilement absorbées. Le copyright du 'process' justifiant le statut de l'artiste est une recette économique, mais l'Art n'y est pas forcément.

Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?
— Pablo Picasso

samedi 27 novembre 2010

Alexandre, Nice, 2008

Alexandre, Nice. Août 2008.
Extrait de carnet de croquis.

vendredi 26 novembre 2010

Marion, Pointe du Men Meur

Portrait de Marion, pointe du Men Meur. Le Guilvinec,
Bretagne. Début Août 2008. Extrait de carnet de croquis.

Rochers près du port du Guilvinec

Rochers près du port du Guilvinec. Bretagne, août 2008.
Extrait de carnet de croquis.

mercredi 10 novembre 2010

Chambre-atelier disparue

Chambre-atelier disparue. Quincy-Voisins.
Mai 2008. Extrait de carnet de croquis.

jeudi 4 novembre 2010

Lumières, fin 2008

Christophe Alzetto

Marion, fin 2008. Extraits de carnet de croquis.

lundi 1 novembre 2010

Ce qui coule, ce qui découle, ce qui se fige

Visages11-2010, détails de la toile en voie d'achèvement.

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